** A mon délégué territorial **

Entrée dans le monde du bénévolat en 2008, avec l’association Vaincre La mucoviscidose. J’avais 22 ans.

Hier, c’était les Virades, et pour la première fois en 9 ans je n’y étais qu’en « visiteuse ». Pour des raisons qui me sont très personnelles – et temporaires ! -, et d’autres un peu moins, qui ont été expliquées.

Décision qui n’a pas été facile, et qui n’est pas un abandon non plus. Un sentiment de culpabilité m’envahit rien que d’imaginer que j’ai pu te décevoir. Il était hors de question pour moi de ne pas venir retrouver quelques heures cette petite équipe que j’aime tant. Difficile de constater que même dans ce monde, on vous tourne plutôt facilement le dos ; mais ce n’est pas le point sur lequel je souhaite m’attarder. Je préfère ne garder que le positif et la bienveillance de ces personnes avec qui j’ai tant partagé.

2017 était la dernière saison des Virades dans ma commune. La dernière. Après 16 années d’investissement.

Hier je vous regardai, tous à l’œuvre, tous émus – mais sans trop en dire -, toujours avec ce même cœur à l’ouvrage et cette volonté d’en faire une encore plus belle édition, au-delà des absents. Vous étiez si beaux, et si courageux.

Ceci n’est donc rien de plus qu’un merci. Un immense MERCI à toi, sans qui tout ça n’aurait jamais pu avoir lieu.

Merci pour ces belles années de partage et d’émotion, pour toutes ces belles rencontres, pour ton accueil et celui de toute l’équipe, lorsque pour la première fois, j’ai franchi le seuil de la porte pour faire partie des vôtres.

Merci de m’avoir pleinement impliquée et embarquée dans cette traversée qui est devenue pleinement la mienne aussi. Et qui, pour sûr, se poursuivra ailleurs !

Merci à ta famille pour tant de bienveillance transmise à toute ton équipe. Merci pour ton humilité, et pour le délégué hors pair que tu fais.

Merci de m’avoir tant apporté dans ma vie de bénévole, qui se poursuivra encore. Parce que j’ai promis à quelqu’un de faire une immense fête lorsqu’enfin nous n’aurons plus besoin de Virades ! Et que je n’oublie rien.

16 années, et tu peux t’arrêter le cœur léger, le repos est bien mérité. Et, bien sûr, le combat continue. Ici ou ailleurs, il continuera.

« Pour que plus jamais la mucoviscidose ne nous arrache à ceux qu’on aime ».

Irrationnellement bénévole.

Vaincrelamuco – Faites un don !

 

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** La Belle et la Bête, le film **

Qui dit vacances dit un peu plus de temps libre et cinéma !

Je suis donc allée voir la nouvelle adaptation de La Belle et la bête, avec Emma Watson, de quoi se délecter et retomber en enfance.

affiche B B

Les + :

  • Incontestablement le visuel du film. Les images, couleurs et animations sont magnifiques. De même, pour les effets spéciaux du film. D’où ce côté très régressif dés le départ, si l’on a aimé la version animée de Disney.
  • Les très belles musiques du dessin-animée que l’on retrouve avec plaisir.
  • La presque parfaite fidélité et retranscription du dessin-animé au film. Partie pris, certes, mais qui personnellement ne me déçoit pas. Évidemment, ce n’est pas une adaptation à l’image de La Belle et la Bête de Cocteau, mais ce n’est pas ce que j’attendais.
  • La scène du dîner surprise en l’honneur de Belle – « C’est la fête, c’est la fête » – vaut le détour à elle toute seule ; aussi spectaculaire que dans le dessin-animé; l’impression d’avoir encore 5 ans et demi l’espace d’un instant.
  • Les acteurs : très bien choisis, et leur jeu est bon et juste. Emma Watson incarne parfaitement son personnage, de même pour Dan Stevens et Luke Evans, respectivement dans le rôle de la Bête et de Gaston.

Les – :

  • Les quelques libertés qui ont été prises par rapport au dessin-animé ne m’ont pas vraiment plu, et n’étaient pas franchement utiles. Quitte à rester fidèle au dessin-animé, autant le faire jusqu’au bout. L’histoire créée de toute pièce entre Belle petite et sa maman n’apportait rien, si ce n’est un côté « niant-niant ». De même pour les chansons qui ont été ajoutées : la complainte de la Bête à la fin du film est inutile.
  • La scène où Belle découvre la bibliothèque était un peu décevante comparée au dessin-animée. Mes yeux de petite fille étaient toujours ébahis devant cette scène, ce que je n’ai pas retrouvé dans le film; beaucoup moins spectaculaire. Dommage pour une séquence phare.

L’Irrationnelle.

** De ces lectures… **

L’envie furieuse de revenir ici… Après tout, rien n’a changé, les meubles sont toujours là, et je me sens toujours chez moi, alors j’espère que vous aussi !

Et puis surtout, je ne reviens pas les mains vides en ce week-end de Pâques : un coup de cœur livresque qu’Olivier Bourdeaut a décidé d’appeler En attendant Bojangles. Et quel beau titre !

Un petit bijou, à lire, à relire, à dévorer, qui a parfaitement sa place dans ma bibliothèque, et qui mérite qu’on en parle ! Je ne sais par où commencer tellement cette lecture m’a passionné. La passion; c’est peut-être le terme le plus approprié pour qualifier ce roman.

Le synopsis :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis :

Roman hyper attendrissant, parfois très drôle – oui, on rit, on s’amuse beaucoup des tournures de phrases du petit garçon, non moins poétiques -, parfois extrêmement émouvant. Pas vraiment l’envie de vous en dévoiler plus… Je trouve le synopsis déjà très juste, et ne veux pas vous gâcher la surprise.

A lire de toute urgence ! Ne serait-ce que pour admirer de plus prêt cette très belle couverture qui me rappelle les œuvres de Roy Lichtenstein, ne serait-ce que pour Nina Simone et son sublime Mr. Bojangles à écouter en boucle pour accompagner votre lecture !

A lire, pour la passion, la poésie, l’amour fou, la fête perpétuelle, le vent de liberté qui émanent de ce livre.

Rien que je n’aime pas. Une lecture pour tous les amoureux de la vie et des belles choses. Vous ne le regretterez tellement pas…

L’Irrationnelle, irrationnellement de retour !