** La Belle et la Bête, le film **

Qui dit vacances dit un peu plus de temps libre et cinéma !

Je suis donc allée voir la nouvelle adaptation de La Belle et la bête, avec Emma Watson, de quoi se délecter et retomber en enfance.

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Les + :

  • Incontestablement le visuel du film. Les images, couleurs et animations sont magnifiques. De même, pour les effets spéciaux du film. D’où ce côté très régressif dés le départ, si l’on a aimé la version animée de Disney.
  • Les très belles musiques du dessin-animée que l’on retrouve avec plaisir.
  • La presque parfaite fidélité et retranscription du dessin-animé au film. Partie pris, certes, mais qui personnellement ne me déçoit pas. Évidemment, ce n’est pas une adaptation à l’image de La Belle et la Bête de Cocteau, mais ce n’est pas ce que j’attendais.
  • La scène du dîner surprise en l’honneur de Belle – « C’est la fête, c’est la fête » – vaut le détour à elle toute seule ; aussi spectaculaire que dans le dessin-animé; l’impression d’avoir encore 5 ans et demi l’espace d’un instant.
  • Les acteurs : très bien choisis, et leur jeu est bon et juste. Emma Watson incarne parfaitement son personnage, de même pour Dan Stevens et Luke Evans, respectivement dans le rôle de la Bête et de Gaston.

Les – :

  • Les quelques libertés qui ont été prises par rapport au dessin-animé ne m’ont pas vraiment plu, et n’étaient pas franchement utiles. Quitte à rester fidèle au dessin-animé, autant le faire jusqu’au bout. L’histoire créée de toute pièce entre Belle petite et sa maman n’apportait rien, si ce n’est un côté « niant-niant ». De même pour les chansons qui ont été ajoutées : la complainte de la Bête à la fin du film est inutile.
  • La scène où Belle découvre la bibliothèque était un peu décevante comparée au dessin-animée. Mes yeux de petite fille étaient toujours ébahis devant cette scène, ce que je n’ai pas retrouvé dans le film; beaucoup moins spectaculaire. Dommage pour une séquence phare.

L’Irrationnelle.

** La crème de la crème **

La-Creme-de-la-Creme              De temps en temps ça arrivera… un mercredi soir, un ami, un film brillant : La crème de la crème de Kim Chapiron !

Un film apparemment mitigé dans les critiques, parfois encensé, parfois pas du tout. Peut-être jugé trop dérangeant, ou alors pas assez, peut-être jugé parti-pris, peut-être attendu au tournant au niveau du côté « informatif » sur les écoles de commerce. Peut-être avec quelques clichés mais je crois qu’ils rendent justement compte de l’idée qu’on se fait de cet unviers : des étudiants formatés, des caractères durs, presque inhumains (surtout dans ce film !), sans morale, manipulateurs et prêts à tout pour arriver à leur fin  ! Mais je crois qu’il ne faut pas tout confondre; c’est un FILM ! Pas un documentaire, pas un reportage sur HEC, pas une étude sociologique, un film.

Résumé : 3 jeunes brillants étudiants d’une des plus grandes écoles de commerce, formés pour devenir l’élite de demain, vont s’associer et créer une petite entreprise avec pour seul leitmotiv : « tout se vend car tout s’achète ». Ils vont donc faire des relations entre garçons et filles un produit de merchandising. L’humain devient un produit auquel on applique une valeur suivant les lois du marchés.

Mon avis : un film qui montre bien « l’importance » de se faire des relations dans ce genre de grandes écoles. Se créer un réseau, faire parti d’un club, devient une priorité pour augmenter sa côte de popularité (et donc sa valeur sur le marché sexuel en l’occurrence). Un film qui s’introduit dans ce milieu très fermé et très select que sont les business school ;un film générationnel et intelligent, avec des dialogues percutants et incisifs, sans parler du jeu des acteurs que j’ai trouvé au top ! Mention spécial pour Alice Isaaz qui joue le rôle de Kelly avec une justesse bluffante, que je ne connaissais pas du tout, et que j’ai trouvé absolument incroyable ! Rien que pour elle, le film vaut la peine d’être vu ! Et l’affiche aussi est top ! 😉

A voir, d’autant plus si vous appréciez le style de film de Sofia Coppola : la façon dont les scènes sont tournées, les silences et les gestes qui en disent beaucoup plus que le dialogue lui-même, rappelle vraiment du Sofia Coppola et tout particulièrement The Bling Ring.

                                                                                                                                                                                                                                                                              L’Irrationnelle.