** Festivals, nous voilà ! **

Avec l’été qui arrive, enfin j’espère (!) – Amis normands : courage ! – , la saison des festivals est de retour ! Bip bip !

Impossible pour moi de ne pas vous faire part de mon grand enthousiasme pour cette période de l’année, et ce petit monde parallèle que sont les festivals !

La première fois que j’ai mis les pieds dans un festival, c’était celui-ci :

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Cadeau d’anniversaire de S., en particulier pour Rodrigo y Gabriela et Girls in Hawaii.

Seulement pour une journée, et sous la pluie, mais l’ambiance très festive et conviviale vous laisse repartir avec le sourire. Bonne première expérience en somme qui m’a, par la suite, donné l’envie de pousser les portes d’autres festivals…

Quelques semaines plus tard, c’est donc juste ici que mes pieds m’ont portés :

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Un pass 3 jours / 2 nuits, une tente et yallah !

Là encore, la pluie était de la partie mais Révélation ! Ce vent de liberté absolu, ce bond du côté de Woodstock, ce grain de folie, cet esprit si propre à certains festivals, cette ambiance bon enfant, cette « communion » avec l’artiste, ont fait de moi une addict de ce type d’événements complètement déjantés !

Mes billets pour cette année sont pris !

Je me suis par la suite rendue ici :

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Les incontournables Solidays !

Et cette fois, sous un soleil de plomb ! Bien sûr, on apprend au fur et à mesure qu’un festival, ça se prépare…

  • Quelques conseils pour « survivre » en festival :

– Pour avoir fait un certain nombre de festivals sous la pluie, et d’autres sous une chaleur tropical – ou presque -, premier point, non négligeable : la tenue ! Qu’il neige, qu’il vente ou qu’il tape, optimisez au mieux vos tenues de façon à être le plus confortable possible ! Privilégiez des matières fluides et très légères en plein été : le short, débardeur en coton est un incontournable ! Exit le synthétique moulant ! Idem, pour les chaussures. Pour l’avoir testé, on oublie les pieds nus et on opte pour une paire de tennis tout terrain en tissu léger (vos orteils vous remercieront !). Par temps de pluie, munissez-vous d’un bon imperméable; quelque chose d’étanche mais de léger parce que la foule, ça tient chaud ! Pour la tenue, mieux vaut opter pour un look « épluchures » : plusieurs couches plutôt qu’un pull. Et enfin, les fameuses bottes de pluie qui sauvent des vies !

– Voyagez léger ! Il se peut que votre campement soit relativement éloigné du parking et du festival lui-même. Entre la tente, le matelas, le duvet, et parfois la glacière… Vous aurez bien assez à faire ! A vrai dire, oubliez la glacière… Les festivals regorgent de food trucks et restauration en tous genres. Certes, c’est un coût à prévoir dans votre budget « festival », mais pour l’avoir testé, inutile de s’encombrer d’avance de trop de nourritures qui finira écrasé dans le fond du sac, au mieux… Les bouteilles d’alcools, ou cannettes vous seront enlevées avant que vous ayez le temps de dire ouf. Les « grands classiques » pour faire entrer de l’alcool sont désormais démasqués en moins de deux ! A moins de tomber sur le gros benêt du fond, parce que, oui, il y en a toujours un malgré tout ! 😉

-Dans votre petite valise, le minimum est de penser à prendre une lampe torche, un brumisateur, paire de lunettes de soleil, des lingettes, parce que croyez-moi avant que vous puissiez accéder aux douches… les poules auront des dents ! Munissez-vous de votre maillot de bain et d’une paire de tongs -si le soleil est de la partie -, cela vous permettra d’accéder aux douches collectives, et vous évitera plusieurs heures d’attente. Pensez aux boules quies pour ceux qui souhaiteraient dormir : même les campings dits « zen » sont extrêmement bruyants.

Amis geeks, prévoyez de quoi pouvoir recharger votre portable. Les points recharges se font rares, sont payants et surtout très prisés ! (longue attente).

Les petits + : pour ceux qui, comme moi, seraient friands de jeux de société et s’il vous reste un peu de place, jeux de cartes, nain jaune, ou autres feront de vous le parfait festivalier !

je vous souhaite de revenir comme moi… Émerveillée ! Avec de bien belles découvertes artistiques et de belles rencontres.

Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d’être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.

Irrationnellement là !

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** Rodrigo y Gabriela : entrés dans la légende !!! **

Et entrés définitivement dans mon monde depuis le 24 mai 2014, 00h00 !

… Parce que je me dois d’en parler, parce que j’ai besoin de vous raconter, parce que depuis je ne pense qu’à ça, parce que je n’peux vous laisser passer ici sans vous les faire découvrir, parce que je n’ai pas fait de telle découverte depuis, depuis… non, je n’ai JAMAIS fait une telle découverte !

Et pourtant, j’ai hésité à en parler. Sûr que vous l’avez déjà connu cette sensation : une découverte, un coup de foudre, une passion, une claque, quelque chose qui vous tombe dessus subitement; l’envie de garder tout ça pour vous et pour très longtemps, comme un secret bien protégé. Et en même temps, l’envie de partager, de faire découvrir cette expérience unique, tout en sachant que de toute façon ça ne sera pas à la hauteur de ce que vous avez vécu… pour la simple et bonne raison que, finalement, ça ne se raconte pas, ça se vit !

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Deux génies de la gratte : Rodrigo y Gabriela ! Deux virtuoses de la guitare sèche, aussi beaux que talentueux ! Pas de paroles, pas de textes, rien que de la musique dans son état le plus pur, avec toute la passion, et la folie que ces deux musiciens engendrent ! Une sobriété absolue, nul besoin de décors, ou autres fioritures, mettez-leur simplement une guitare entre les mains et ils vous enflamment la planète !

Pour tout vous avouer, je les ai découvert il y a quelques mois grâce à quelqu’un en particulier qui m’a fait écouter une de leur reprise  » Stairway to heaven « . Parce que oui, ils ont aussi fait quelques reprises de grands morceaux (Take Five, Libertango, Creep des Radiohead, Metallica, Pink Floyd, U2,…) leur permettant d’être plus connu du grand public. Plus tard, ils ont ensuite recroisés ma route à travers un « zappage » nocturne télévisuel… et là je suis restée scotchée devant cet OVNI musical, avec l’envie irrépressible de les rencontrer, de les découvrir sur scène, d’en savoir plus sur ces deux extra-terrestres venus du Mexique.

Et puis, mon anniversaire est arrivé… 🙂 Deux billets pour un festival nommé les 3 éléphants, des heures d’attente pour enfin voir et entendre les tant attendus et surtout occuper le 3ème rang (non sans peine) !!! La suite, vous la connaissez…

Les p’tits aprioris : –  Je me suis dis (comme vous, j’en suis sûr !) qu’un concert pour n’écouter que de la musique et surtout que de la guitare pourrait devenir lassant… sachez-le, il n’en est rien ! Ces deux géants vous embarquent dés la toute première note, ils vous prennent avec eux, vous emmènent dans leur univers et ne vous lâchent plus jusqu’à la toute dernière note – parce que malheureusement il y en a une -. J’ai lu dans une interview qu’ils travaillaient de manière obsessionnel pendant plusieurs heures d’affilée, sans pauses ni discussions… Côté obsessionnel qui se retrouve dans le public, puisqu’on en veut toujours, toujours plus !

                           – Je m’attendais à un public particulièrement ciblé, presque « élitiste » si on peut dire… j’ai pensé que c’était un genre peut-être peu accessible à tous les publics, un peu comme le jazz. Encore une fois, QUE NENNI !!! J’ai été frappé par ce public très hétéroclite, venant de tous horizons et surtout toutes les tranches d’âge étaient représentées. Avec leur musique d’une très grande diversité, ils ont su toucher et conquérir un large public. Tous les genres musicaux se retrouvent; les créations musicales de Rod y Gab sont particulièrement imprégnées d’influences hispaniques, avec un  » melting pot  » de rumba, de jazz, de rock, de flamenco, de cubana, de heavy… de quoi régaler tout le monde, et expliquer l’hétérogénéité du public. Un public avec beaucoup de jeunes, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout non plus, et… waow quelle ambiance !!! Quelle osmose entre les musiciens et le public !

Définitivement, ces deux-là savent mettre le feu comme personne, et leur guitare semblent n’être qu’un prolongement d’eux-mêmes. Ils jonglent parfaitement entre des morceaux assez rock qui déchaînent les foules, et des morceaux beaucoup plus doux, d’une grande musicalité… Croyez-moi, c’est à se damner !

Bref, je suis intarissable sur le sujet mais… sûr que je les suivrai encore longtemps, et sûr qu’on se reverra !

Alors ne me demandez plus si c’était bien, parce que non, ça n’était pas juste génial.

Je vous laisse avec un de leur hit que j’écoute en boucle depuis quelques jours : « Tamacun« .

L’Irrationnelle.